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Faire évoluer une installation KNX vers une supervision Loxone, sans tout recâbler

Miniserver Loxone installé dans un tableau à côté des alimentations de bus et des coupleurs KNX d'une installation existante

Beaucoup d'hôtels, de bureaux et de villas ont été équipés en KNX il y a dix ou quinze ans. Le bus fonctionne toujours, les boutons-poussoirs et les actionneurs aussi. Ce qui manque, c'est ce qu'on attend aujourd'hui d'un bâtiment : une vue d'ensemble, des automatismes, le suivi de l'énergie et la main à distance. Inutile de tout recâbler pour l'obtenir : on garde le KNX en place et on le supervise avec Loxone.

Pourquoi garder l'installation KNX

KNX est un standard ouvert et durable. Les appareils posés il y a quinze ans sont encore fabriqués, ou remplaçables par des équivalents d'autres marques. Le câblage bus est en place dans les murs. Les arracher pour repartir de zéro coûte cher, immobilise le bâtiment et n'apporte rien que la supervision ne sache apporter.

Le problème d'une installation KNX vieillissante est rarement le matériel. C'est ce qui se trouve au-dessus, ou plutôt ce qui n'y est pas :

  • Pas de vue d'ensemble : chaque fonction vit dans son coin, sur son bouton-poussoir.
  • Peu d'automatismes : le personnel ou les occupants font encore à la main ce que le bâtiment pourrait faire seul.
  • Aucun suivi de l'énergie : on ne sait pas ce qui consomme, ni quand.
  • Une dépendance : la moindre modification passe par ETS et par un intégrateur KNX disponible, ce qui n'est pas toujours simple à trouver.

Ce que la supervision Loxone apporte au-dessus du KNX

Le Miniserver Loxone se raccorde au bus KNX et dialogue avec les appareils existants par leurs adresses de groupe. Les capteurs et actionneurs KNX restent à leur place et continuent de fonctionner localement. Loxone prend en charge tout ce qui se décide au niveau du bâtiment :

  • Une interface unique, sur téléphone, tablette ou écran mural, pour l'ensemble du bâtiment, et l'accès à distance.
  • Des automatismes : horaires, présence, ensoleillement, mode inoccupé la nuit et le week-end, scénarios par zone.
  • Le suivi de l'énergie : comptage, historique des consommations, délestage.
  • Des alertes : défaut, fenêtre ouverte avec le chauffage en marche, température hors plage.
  • L'intégration du reste : caméras, interphone, alarme, CVC en Modbus, borne de recharge. Ce que le KNX ne voit pas entre dans la même supervision.

Toutes les adresses de groupe n'ont pas vocation à remonter en supervision. Une commande locale entre un bouton et un éclairage peut très bien rester dans le KNX. Le travail consiste à choisir ce que Loxone doit voir et piloter, pas à tout dupliquer.

Le préalable : un projet ETS qui correspond au bâtiment

On croit souvent que le risque est de ne pas avoir de projet ETS. Le vrai piège est d'en avoir un qui ne correspond plus au bâtiment. Le scénario est presque toujours le même : une installation documentée à la livraison, puis des années d'extensions faites par l'intervenant disponible, jamais reportées dans le projet. Le fichier existe, on lui fait confiance, et il est faux.

Avant de superviser, il faut donc savoir ce qui est réellement en service. La méthode croise trois sources :

  1. Le projet ETS récupéré, s'il existe, même partiel ou ancien.
  2. Le relevé du bus en service : les appareils et les adresses de groupe qui circulent réellement.
  3. La supervision existante, s'il y en a une : ce qu'elle commande et ce qu'elle lit.

La comparaison fait apparaître les écarts. Il n'est pas rare de trouver des dizaines d'adresses en service qui ne figurent dans aucun projet. On reconstruit alors un projet ETS fidèle au bâtiment, accompagné d'un synoptique lisible : c'est la base sur laquelle la supervision s'appuie, et celle dont l'exploitant aura besoin le jour où il faudra intervenir.

À retenir : un projet ETS à jour n'est pas un luxe documentaire. Sans lui, chaque intervention sur le bus se fait à l'aveugle, et la supervision repose sur une description fausse du bâtiment.

Les étapes d'un projet de modernisation

  1. Audit de l'existant : récupération du projet ETS, relevé du bus, inventaire des appareils et des fonctions, recueil des attentes de l'exploitant.
  2. Remise à jour du projet ETS et du synoptique de l'installation.
  3. Raccordement du Miniserver Loxone au bus KNX et reprise des adresses de groupe utiles à la supervision.
  4. Automatismes et interface : scénarios, plages horaires, alertes, comptage, accès à distance.
  5. Prise en main et suivi : un interlocuteur unique pour les réglages, les petits défauts et les évolutions.

L'installation peut se faire par étapes, zone par zone, sans fermer le bâtiment. Les fonctions KNX existantes continuent de marcher pendant les travaux.

Pour quels bâtiments

  • Hôtels et résidences équipés en KNX, où le personnel multiplie les gestes manuels chambre par chambre.
  • Bureaux et bâtiments tertiaires qui veulent suivre leurs consommations, ou qui préparent le décret BACS.
  • Villas haut de gamme équipées en KNX à la construction, dont les propriétaires veulent une application moderne et des scénarios.
  • Tout bâtiment dont l'intégrateur d'origine n'est plus là, et dont personne ne maîtrise vraiment l'installation.

BVDOM intervient dans le Gard, le Vaucluse et tout le Sud-Est, en intégrateur GTB et smart building. Votre bâtiment est équipé en KNX et vous voulez en reprendre la maîtrise ? Parlons-en.

Questions fréquentes

Non. Les capteurs, boutons-poussoirs et actionneurs KNX restent en place et continuent de fonctionner. Le Miniserver Loxone se raccorde au bus et pilote les fonctions existantes par leurs adresses de groupe. Seuls les appareils défectueux sont remplacés, par des équivalents KNX.

Il se reconstruit. On part du projet récupéré s'il existe, on relève les appareils et les adresses de groupe réellement en service sur le bus, puis on compare. Le résultat est un projet ETS fidèle au bâtiment, accompagné d'un synoptique.

Oui. KNX reste un système ouvert et le projet ETS remis à jour vous appartient. Loxone s'ajoute au-dessus du bus sans le verrouiller.

Non. Le raccordement et la mise en service se font par zones, et les fonctions KNX existantes continuent de marcher pendant les travaux. C'est un point important pour un hôtel ou des bureaux occupés.

Elle apporte le suivi des consommations, la régulation et la supervision centralisée qu'attend le décret. La conformité dépend ensuite du bâtiment et de ses équipements : elle s'évalue au cas par cas lors de l'audit.